Guide 2021 de l'isolation des maisons normandes

Toutes les notions à connaître avant de rénover pour :

+ de confort
+ d’économies d’énergie
+ éco-responsable
+ un bonus en fin de guide !

Résumé

Ce guide détaille les points clés d’une isolation thermique réussie dans les maisons normandes. Nous y expliquons les notions à connaître pour mieux choisir son artisan rénovateur, les principes qui définissent le confort de l’habitat, l’étanchéité à l’air, le traitement de l’humidité, la ventilation et les menuiseries.

AUDIENCE CONCERNÉE

  • Propriétaires habitants
  • Propriétaires de résidences secondaires
  • Bailleurs privés
  • Résidents du Pays d’Auge et de Caen

OFFERT PAR

Sommaire

1. L’ISOLATION

  • Notions de base
  • Isolation thermique par l’intérieur
  • Isolation thermique par l’extérieur
  • Éviter les problèmes d’humidité
  • Ne pas mettre en danger la stabilité structurelle

 

2. L’ÉTANCHÉITÉ A L’AIR

  • Éviter les déperditions
  • Pont thermiques et menuiseries
  • Impact du vent (régions ventées, littoral)
  • Risques de condensation
  • Matériaux à privilégier

 

3. LA VENTILATION (VMC)

 

  • Ventilation simple flux (hygro B)
  • Ventilation double flux
  • Comparatif : avantages et inconvénients

4. LES MENUISERIES (PORTES ET FENÊTRES)

    • Simple, double et triple vitrage
    • Matériaux à privilégier

    5. BONUS

    • Intérêt patrimonial : retour sur investissement
    • A vos calculatrices

    6. ANNEXE : DÉFINITIONS

    • Définitions techniques et fondamentales

    1. L’isolation

    Notions de base

    L’isolation thermique du bâtiment est le processus de mise en œuvre de l’isolation thermique de l’enveloppe de tout ou partie d’un bâtiment, par l’intérieur ou l’extérieur. Les bâtiments (et notamment les habitations mal isolées dites « passoires thermiques ») sont la source d’un important gaspillage énergétique et d’émissions de gaz à effet de serre. En France, des mesures visent à inciter à mieux isoler ces logements, ce qui contribue à diminuer la précarité énergétique et améliorer la justice climatique.

    Lorsque l’on isole une habitation, contrairement à une idée reçue, on n’empêche pas le froid de rentrer mais la chaleur de sortir.

    Un isolant de qualité est un matériau de faible densité, contenant un maximum d’air statique. C’est pour cela qu’il n’existe pas d’isolant de très faible épaisseur.

    Si de l’humidité venait à remplacer l’air contenu dans l’isolant, elle affecterait gravement ses performance. La conductivité thermique de l’eau étant 25x supérieure à celle de l’air.

    La mise en oeuvre de l’isolant selon les recommandations techniques doit assurer une continuité entre les différents éléments :

    • Toiture
    • Parois extérieures
    • Murs
    • Planchers
    • Menuiseries

    Cela permet de traiter les ponts thermiques ainsi que les risques de condensation.

    Un pont thermique est une zone ponctuelle ou linéaire qui, dans l’enveloppe d’un bâtiment, présente une variation de résistance thermique. Autrement dit, c’est une fuite thermique : un endroit par lequel la chaleur intérieure peut s’échapper et être remplacée par de l’air plus froid.

    Avant de poser un isolant, il faut s’assurer que le support n’est pas dégradé par l’humidité, qu’il est structurellement stable et que l’action d’isoler ne va pas le dégrader.

    Ce diagnostic technique doit être effectué par un artisan compétent qui jouit d’une expérience avec les matériaux de construction de l’existant.

    En Normandie, il s’agit principalement de :

    • colombages (pans de bois) et hourdages
    • ossatures bois (résineux, chêne)
    • briques et pierres (silex, pierre blanche)
    • chaux et enduits naturels
    • parpaings et ciment

    Isolation thermique par l’intérieur (ITI)

    L’isolation thermique par l’intérieur (ITI) consiste à placer le matériau isolant (ex : laine de bois) sur la face intérieure des murs périphériques, dans le logement.

    Cela revient à créer une bulle isolante dans l’ensemble des pièces dont un des murs donne sur l’extérieur.

    Cette solution permet de conserver l’aspect extérieur de la construction : pans de colombages, pierres de taille ou briques et chaux.

    La pose de l’isolant par l’intérieur est désolidarisée du support afin de laisser une lame d’air d’assèchement lécher le mur.

    Si le mur est peu étanche à l’air, il peut se produire, sous certains conditions climatiques, une condensation importante, voire un gel de cette condensation sur la face intérieure du mur.

    Cette solution permet de conserver l’aspect extérieur de la construction : pans de colombages, pierres de taille ou briques et chaux.

    La pose de l’isolant par l’intérieur est désolidarisée du support afin de laisser une lame d’air sécher le mur.

    Si le mur est peu étanche à l’air, il peut se produire, sous certains conditions climatiques, une condensation importante, voire un gel de cette condensation sur la face intérieure du mur.

    Cela arrive notamment dans des régions humides et/ou en présence de vents importants, en particulier en automne et en hiver.

    Avant d’isoler une charpente ancienne, il est impératif de l’ausculter minutieusement afin de déterminer s’il est nécessaire de remplacer des pièces défectueuses. Dans certains cas, un traitement préventif ou curatif s’impose avant de refermer la structure dans l’isolation.

    Dans le cas d’une isolation de combles perdus, il ne faut pas couvrir l’isolation posée au plafond d’un film étanche. Cela risquerait d’avoir un effet contre-productif : en voulant protéger l’isolant, il ne pourrait plus laisser passer l’humidité. Celle-ci stagnerait alors dans le matériau. 

    Lorsque l’on bloque de l’humidité dans un espace clos, avec de la chaleur et à l’abri de la lumière, on constate la formation de moisissures : terrain idéal pour le développement de champignons. Ceux-ci se nourissent alors du bois et se reproduisent, affaiblissant l’intérêt structurel des éléments de charpente.

    Isolation thermique par l’extérieur (ITE)

    L’isolation thermique par l’extérieur consiste à placer le matériau isolant (ex : laine de bois) et les matériaux de finition (bois, enduits) sur les murs extérieurs d’un bâtiment.

    Cela revient à envelopper le bâtiment dans son intégralité dans une coque continue installée sur la façade.

    Cette solution permet d’éliminer une très grande partie des ponts thermiques de la structure puisqu’elle est réalisée en un ensemble complet.

    On pourra profiter de l’inertie thermique des matériaux constituant la structure de l’habitation puisqu’ils seront alors protégés par l’isolant.

    L’isolant placé par l’extérieur doit impérativement adhérer au support afin de ne pas laisser circuler d’air en son sein. En effet, l’air n’est isolant que lorsqu’il est statique.

    Avantages :

    • Traite les ponts thermiques efficacement
    • Ne gêne pas les occupants pendant la durée des travaux
    • Améliore l’isolation acoustique
    • Offre une liberté architecturale pour la finition extérieure (enduits, bardages, vêture, vêtage)
    • Conserve et valorise le bâti

    Inconvénients :

    • Pas pertinent si l’on souhaite conserver la façade existante
    • Potentiellement moins économique que l’isolation par l’intérieur

    Éviter les problèmes d’humidité

    Les sources de la présence d’humidité à l’intérieur du bâti peuvent être multiples :

    • remontées capillaires au pied des murs
    • apports d’eau de ruissellement dû à une différence de niveau du plancher extérieur/intérieur
    • fuites de la couverture
    • fuites des gouttières ou de leurs descentes
    • fuites des menuiseries
    • fissures dans les murs
    • défaillance des enduits extérieurs

    Exemple

    Lors du lancement d’un chantier dans la communauté de communes du Pays de Honfleur-Beuzeville au printemps 2020 sur une maison de maître des années 1860, nous avons constaté que les murs extérieurs, initialement en briques et silex, avaient été recouverts de ciment à l’intérieur et à l’extérieur. Le ciment est étanche : il ne laisse pas passer l’eau.

    La migration d’humidité naturelle de l’intérieur vers l’extérieur ne pouvait donc plus opérer efficacement. Pire, l’humidité naturelle du sol sur lequel repose la maison ne pouvait s’échapper : elle remontait alors par capillarité à travers le mur, du sol au plafond. Elle a atteint dans son chemin les éléments structurels de la charpente en bois (poutres, solives). Ceux-ci, avec le temps, se sont eux-même humidifiés et ont fini par pourrir. Ils ne jouaient donc plus leur rôle porteur.

    Dans ce type de scénario, les dangers sont réels et vont bien au-delà de l’inconfort lié à la température.

    Ne pas mettre en danger la stabilité structurelle

    Si le support d’un élément porteur est endommagé, il faut le réparer avant de procéder à la pose de l’isolant.

    Cela concerne les éléments structurels suivants :

    • Jambages de menuiseries
    • Support de poutre
    • Support de ferme de charpente
    • Angle de mur porteur

    Il est important de s’assurer que la structure existante ne présente pas de gonflement.

    Exemple : une structure bois, enfermée derrière de la brique, risque de faire éclater les joints et la structure de la brique par ses variations d’absorption/résorption d’humidité.

    Concernant les structures en terre ou pans de bois avec entre-colombage en torchis, l’action d’isoler les murs peut altérer la structure ancienne si l’on ne respecte pas les échanges de respiration et de migration de vapeur d’eau existants.

    2. L’étanchéité à l’air

    Éviter les déperditions

    Les points de déperdition de chaleur sont multiples et ont une influence non négligeable sur le bilan thermique.

    Pour une isolation optimale, toutes les infiltrations parasites d’air extérieur sont à prendre en compte.

    Elles peuvent provenir de :

    • faiblesses structurelles du logement
    • liaison murs/planchers
    • liaison murs/toiture
    • volumes non chauffés attenants
    • trappe d’accès aux combles
    • circuits électriques
    • gaines techniques

    Impact du vent (régions ventées, littoral)

    Le vent a un impact non négligeable sur le bilan thermique d’un bâtiment et sur le confort ressenti par ses occupants, en particulier lorsque l’étanchéité à l’air n’est pas parfaitement traitée.

    Une même habitation, en région fortement ventée, peut avoir bilan thermique 12% à 19% moins bon qu’en région peu ventée.

    De même, les besoins de chauffage dans ces cas sont de 15% à 26% supérieurs.

    Que l’on soit à Honfleur, sur la plaine de Caen, à Lisieux, Deauville, Ouistreham ou Pont Audemer, nous habitons une région dans laquelle le vent est particulièrement présent, même lorsqu’on s’éloigne du littoral.

    Il n’est pas rare d’y observer des pointes de vent à plus de 135 km/h en automne et en hiver. Les conséquences négatives sur le confort de l’habitat sont donc particulièrement ressenties lorsque l’isolation et l’étanchéité à l’air ne sont pas traités professionnellement.

    La différence constatée tient à la sensation d’inconfort due aux courants d’air parasites et à la nécessité de surchauffer pour compenser ou équilibrer cet inconfort. Les conséquences sur le budget chauffage du ménage sont immédiates et significatives.

    Les principaux points de faiblesse à diagnostiquer sont :

    • les menuiseries (portes et fenêtres), joints, coffres de volets roulants
    • les trappes d’accès aux combles ou aux espaces d’ingénierie
    • les cheminées à foyer ouvert
    • les liaisons structurelles : murs/planchers, plafonds/rampants
    • les cloisons et portes, entre parties chauffées et non-chauffées
    • les gaines et boîtiers électriques
    • les liaisons murs/menuiseries
    • les soubassements et encore plus en cas de problèmes d’humidité

    Risques de condensation

    Cette humidité qui s’accumule à l’intérieur des parois est la source de nombreuses dégradations dans le bâtiment.

    Elle est aussi la cause d’une baisse importante de l’efficacité des isolants, la conductivité thermique de l’eau étant 25x supérieure à celle de l’air.

    Pour une température de 18°C et avec une humidité relative de 50%, le point de rosée est de 7,4°C. C’est à dire le plus souvent dans l’épaisseur de l’isolant, s’il est placé à l’intérieur.

    Un mur humide devient rapidement une véritable passoire pour les calories.

    Dans les murs anciens, placer un film pare-vapeur étanche peut modifier de façon radicale les échanges de vapeur d’eau et à terme déstabiliser l’équilibre de la paroi. Ces pratiques de rénovateurs inexpérimentées sont un vrai fléau dans le secteur. Ce type de mise en oeuvre constitue une véritable bombe à retardement pour les logements concernés et leurs occupants.

    A ce sujet, consultez notre article sur les ravages provoqués par les vendeurs d’isolation à 1 €.

    Dans les constructions anciennes

    Les constructions anciennes fonctionnent de façon empirique.

    Les murs avec une masse importante échangent lentement la chaleur et la vapeur d’eau.

    Il y a peu de ponts thermiques et les surfaces d’échange sont assez uniformes.

    La faiblesse de l’étanchéité à l’air des menuiseries et des conduits de cheminées à foyer ouvert équilibre l’ensemble.

    Dans les constructions modernes

    Le confort moderne et les nouvelles exigences des règlementation thermiques RT 2012, RT Rénovation et bientôt RE 2020 pour les constructions anciennes demandent des températures plus élevées et mieux réparties que dans les bâtiments traditionnels.

    Elles exigent également la suppression des courants d’air parasites et une meilleure régulation par rapport aux conditions climatiques extérieures.

    Les matériaux de construction modernes sont rationalisés et de moindre épaisseur.

    Ils souffrent, de ce fait, de plus de faiblesses structurelles et de ponts thermiques au niveau des menuiseries et des éléments de renfort de la structure porteuse de la maison.

    Ces matériaux sont de moins en moins poreux, ce qui complique les transferts de vapeur d’eau et crée des risques de blocage de l’humidité dans les parois.

    Matériaux à privilégier

    Une règle simple, utilisée en Angletere, pour éviter toute humidité dans les murs, est la règle du “5/1”.

    Cela consiste à placer des matériaux de plus en plus ouverts à la vapeur d’eau (de plus en plus poreux) des couches intérieures aux couches extérieures de la maison. Le dernier matériau sera donc 5x plus poreux que le premier.

    L’emploi d’enduits extérieurs complétement étanches est aussi à proscrire puisqu’ils empêchent la sortie de cette condensation traversante.

    En rénovation, il est très rare d’avoir une homogénéité parfaite des matériaux et des parois.

    C’est pour cela qu’il est souvent préférable de placer, sur le mur intérieur, un film frein-vapeur qui permettra de freiner une grande partie des flux de vapeur d’eau qui traversent les parois.

    Ce film permettra de perturber le moins possible la respiration habituelle du mur existant pour ne pas l’endommager.

    3. La ventilation (VMC)

    Principes et réglementation

    Supprimer ou réduire les pénétrations d’air parasites permet de contrôler thermiquement le microclimat interne. Cela implique un renouvellement contrôlé de l’air pour des raisons d’hygiène et pour éviter les dégâts dûs à l’humidité risquant d’affecter le bâti.

    La réglementation française impose un renouvellement de l’air des logements avec un débit horaire moyen entre 30% et 60% du volume global.

    L’extraction d’air se fait par les pièces de service humides :

    • cuisine
    • salle de bain
    • toilettes
    • laverie
    • buanderie
    • cellier

    Munies d’entrées d’air souvent placées sur les menuiseries extérieur, l’air neuf rentre par les pièces principales :

    • salle
    • salon
    • chambres
    • bureau

    L’air neuf entrant doit pouvoir circuler librement des pièces principales aux pièces d’extraction. Il est donc préconisé de laisser un dératellement sous chaque porte intérieure : un espace de 2 cm entre la porte et le plancher.

    Une ventilation permanente est obligatoire pour assurer une bonne hygiène des espaces clos et habités, surtout en hiver.

    Elle est indispensable pour l’évacuation et le renouvellement d’air vicié dû aux :

    • respirations
    • fumées
    • vapeurs d’eau

    Ventilation simple flux (hygro B)

    L’entrée d’air de ces systèmes s’effectue en général par les menuiseries dans les pièces principales.

    L’extraction d’air se fait par les pièces humides avec des détecteurs sensibles à la surcharge d’humidité (hygrométrie).

      Ventilation double flux

      L’entrée d’air s’effectue en un seul point, soit en toiture, soit en mur mais pas sur les menuiseries.

      La distribution d’air dans les pièces principales s’effectue par des gaines aux extrémités desquelles sont fixées des bouches soufflantes.

      L’extraction est toujours assurée par les pièces de service.

      La différence réside dans le fait que l’air entrant, non vicié, est réchauffé dans un échangeur, où il récupère la chaleur de l’air extrait.

      L’air neuf qui vient de l’extérieur est donc “remis à température” grâce aux calories présentes dans l’air vicié intérieur avant extraction. Cet échange de température assure une efficacité énergétique optimale.

        Comparatif : VMC simple et double flux

          Avantages VMC simple flux :

          • Installation rapide
          • Mise en oeuvre assez simple
          • Potentiellement moins chère qu’une VMC double flux

          Inconvénients VMC simple flux :

          • Entrée d’air extérieur froid dans les pièces principales (minimisé avec une VMC hygro B)
          • Nécessite un entretien annuel, voire semestriel
          • Pas adapté à toutes les rénovations

           

            Avantages VMC double flux :

            • Absence d’entrée d’air froid dans les pièces principales : meilleur confort
            • Récupération des calories extraites de l’air vicié sortant et injecté dans l’air neuf entrant jusqu’à 90%
            • S’intègre sans difficulté dans une construction neuve

              Inconvénients VMC double flux :

              • Mise en oeuve assez lourde : installation de gaines de distribution dans toutes les pièces
              • Parfois difficile en rénovation de maisons anciennes
              • Nécessite l’intervention d’un professionnel expérimenté pour éviter les vibrations et les bruits de flux d’air dans les gaines
              • Nécessite un entretien annuel, voire semestriel

                Notons également que les moteurs des VMC ont un impact dans les calculs de l’étude thermique règlementaire.

                  5. Bonus : le financement et l’impact patrimonial

                  La valeur verte : quand l’isolation devient un placement

                  En Normandie, seulement 3% des logements ont une étiquette énergétique A ou B (DPE – Diagnostic de Performance Énergétique). Ces biens sont particulièrement recherchés puisqu’ils offrent un confort équivalent à celui des maisons modernes mais ils sont extrêmement rares.

                  Une maison classée A ou B se vend en moyenne 10% de plus qu’une maison classée D. La plus-value atteint même 22,2% par rapport aux maisons équivalentes classées F ou G.

                  Sur une maison à 200 000 €, cela représente une différence de 20 000 € à 45 000 € en faveur du vendeur d’une maison isolée.

                  Pour une maison à 400 000 €, la plus-value potentielle oscille entre 40 000 € et 90 000 €.

                  C’est sans compter :

                  • l’impact immédiat sur le confort des occupants
                  • la diminution des risques de dégradation de la structure du bâtiment grâce à une meilleure gestion de l’humidité
                  • le geste éco-responsable que cela représente pour la planète et nos enfants

                  17.10.29.ordre des notaires - Asso Normandie

                  Vous voulez en savoir plus à ce sujet ? Contactez-nous pour recevoir une étude de l’Ordre des Notaires de France sur la valeur verte des logements (données actualisées en septembre 2020).

                  Certes, ces travaux ont un coût mais il n’y a jamais eu un meilleur moment que maintenant pour financer à moindre frais des travaux de rénovation énergétique.

                  Pour aller plus loin : les nombreux financements disponibles pour la rénovation énergétique

                  Depuis le 1er octobre 2020, MaPrimeRénov’ est accessible à l’ensemble des propriétaires, quelle que soit leur situation financière et leur statut d’occupation. Elle permet de financer les travaux d’une maison individuelle ou d’un appartement en habitat collectif dans la limite de 20 000€ et sur 5 ans au maximum. Elle est cumulable avec d’autres aides comme les Certificats d’économie d’énergie (CEE), les aides des collectivités locales et celles d’Action logement.

                  Ces nouvelles conditions MaPrimeRénov’ s’inscrivent dans le cadre du plan de relance, qui est connu jusqu’en 2022. Par ailleurs, les contraintes réglementaires ne font qu’augmenter. Les logements les plus énergivores et au bilan carbone le moins bon sont de moins en moins plebiscités et vont être contraints à de lourds travaux dans les années à venir. Certaines maisons ne pourront plus être mises en location si elles ne sont pas aux nouvelles normes de performance énergétique.

                  En Normandie, ces primes sont cumulables avec la subvention Chèque Eco Energie de la Région Normandie. Cette subvention peut atteindre jusqu’à 10 000 € pour les ménages engagés dans une rénovation énergétique.

                  Par ailleurs, les certificats d’économies d’énergie, l’ANAH, la CAF et certaines communautés de communes comme la CCPHB (Communauté de Communes du Pays de Honfleur-Beuzeville) permettent de bénéficier de financements supplémentaires qui peuvent atteindre jusqu’à 20 000 € supplémentaires.

                  Ces financements sont disponibles dès maintenant mais sont amenés à évoluer à l’avenir. Ils représentent une manière concrète de faire des économies sur sa rénovation énergétique mais également de réduire son impact sur l’environnement et de faire entrer son logement dans une ère plus éco-responsable.

                  Pour vous accompagner dans vos démarches, vous pouvez nous contacter ou vous appuyer sur le réseau gouvernemental FAIRE (ex-Espace Info Énergie). Leurs conseillers sont indépendants et le rendez-vous est gratuit.

                  FAIRE, c’est le service public qui vous guide gratuitement dans vos travaux de rénovation énergétique.

                  Pour vous aider à effectuer les travaux les plus adaptés ou estimer le budget nécessaire et les aides financières dont vous pouvez bénéficier, contactez ou prenez rendez-vous avec un conseiller FAIRE qui vous accompagnera dans votre projet.

                  Pour le Pays d’Auge (Honfleur, Deauville, Trouville, Pont l’Évêque, Livarot, Orbec, Falaise) :

                  Biomasse Normandie – Espace Conseil FAIRE
                  18 rue d’Armor
                  14000, CAEN
                  02 31 34 24 88

                  Pour la métropole de Caen-la-Mer :

                  Maison de l Habitat de Caen la mer
                  16 rue Rosa Parks
                  14000, CAEN
                  02 31 38 31 38

                  Pour l’Eure (Beuzeville, Bernay, Marais-Vernier) :

                  SOLIHA Normandie Seine
                  11 rue de la Rochette
                  27000, EVREUX
                  02 32 39 89 99

                   

                  BONUS : vous faites peut-être parti des rares personnes qui ont lu jusqu’à ce point.
                  Pour vous remercier, nous vous offrons un thermomètre-hygromètre wifi d’une valeur de 85 € (3 disponibles).
                  Pour ce faire, c’est très simple : contactez-nous via le chat (en bas à droite) ou via le formulaire en fin de page et posez-nous une question au sujet de l’isolation.

                  Les Charpentiers du Pays d’Auge sont fiers de vous avoir offert ce guide.

                  Notre entreprise, basée à Saint-Martin-de-la-Lieue (14100) à côté de Lisieux est spécialisée en rénovation énergétique et en restauration de structure bois traditionnelle. Nous intervenons sur toute la côte, le Pays d’Auge et Caen. Ces 5 dernières années, nos 16 salariés ont réalisé plus de 57 rénovation énergétiques. L’entreprise est certifiée RGE et certifiée Rénovateur BBC auprès de la Région Normandie.

                  Notre mode de fonctionnnement :

                  1. Diagnostic complet de l’état de votre maison
                  2. Relevé des cotes de l’habitation (métré) et plan simplifié
                  3. Recueil de vos besoins
                  4. Présentation d’une recommandation chiffrée des travaux à réaliser
                  5. Conseil dans l’obtention des aides auxquelles vous pouvez prétendre, en lien avec le Point FAIRE (Info Energie) le plus proche
                  6. Fourniture des documents nécessaires pour l’obtention de ces aides

                  Nous espérons que ce guide répondra à vos questions concernant l’isolation professionnelle des bâtiments normands, que vous soyez à Caen, Lisieux, Deauville, Falaise, Ouistreham, Beuzeville, Honfleur, Livarot ou Pont Audemer.

                  Pour vous remercier de nous avoir lu jusqu’ici, nous vous offrons une étude de l’association des notaires de France sur la plus-value des logements isolés professionnellement.

                  Contactez-nous par téléphone au 02 31 32 08 02 ou via le chat en bas à droite pour obtenir cette étude.

                  Contactez-nous

                  Votre projet prend vie !

                  📱 02 31 32 08 02

                  Rue de l’Europe
                  Z.A. du Lieu Doré
                  14100
                  St-Martin-de-la-Lieue

                  Nous intervenons dans tout le Pays d’Auge : Calvados, Eure et Orne

                  Caen – Deauville – Lisieux – Pont Audemer
                  Pont l’Évêque – Honfleur – Beuzeville – Orbec
                  Vimoutiers – Falaise – Courseulles-sur-Mer
                  Épaignes – Cormeilles – Bernay

                   

                  8. Annexe : définitions techniques fondamentales

                  Conductivité thermique (λ lambda)

                  La conductivité thermique est la grandeur physique qui caractérise l’aptitude d’un corps à conduire la chaleur. Elle est symbolisée par la lettre grecque λ lambda.

                  Résistance thermique (R)

                  La résistance thermique, symbolisée par la lettre R, est le critère d’évaluation de la performance d’un isolant. Elle dépend de la conductivité thermique du matériau isolant et de son épaisseur.

                  Transmission calorifique (U)

                  La transmission calorifique représente la capacité de la matière à laisser passer la chaleur. C’est donc l’inverse de la résistante thermique. Elle s’obtient par le calcul suivant : 1/R.

                  La transmission calorifique est symbolisée par la lettre U. Plus U est faible, plus le matériau est isolant.

                  Inertie thermique

                  L’inertie thermique est la capacité des matériaux à emmagasiner de la chaleur. Plus elle est élevée, plus le matériau est capable de stocker et de restituer de grandes quantités de chaleur en hiver ou de fraîcheur en été.

                  Plus son inertie est forte, plus il mettra du temps à s’échauffer mais plus il en mettra aussi à refroidir.

                  L’inertie thermique est princiapelement recherchée dans une conception bioclimatique, afin de réguler les apports solaires (énergie et chaleur générées par les rayons directs du soleil sur le bâtiment).

                  L’avantage d’une forte inertie est d’atténuer les variations des pointes de température entre le jour et la nuit, entre l’été et l’hiver. L’inertie retarde la pénétration de la température maximum dans la pièce quand il fait chaud et elle retarde la pénétration de la température minimum dans la pièce quand il fait froid.

                  C’est avantageux pour une résidence principale : la chaleur générée régulièrement à l’intérieure (chauffage, cuisine, activité humaine) est ainsi en partie emmagasinée dans les murs et restituée la nuit lorsque l’activité diminue.

                  Ce n’est par contre pas recommandé pour une résidence secondaire ou pour des locaux occupés par intermittence. Si un bâtiment destiné à cet usage fait preuve de beaucoup d’inertie, il mettra plus de temps à monter en température puisque ces matériaux absorbent la chaleur.

                  Taux d’humidité (hygrométrie)

                  Le taux d’humidité est la quantité de vapeur d’eau contenue dans l’air. Elle est généralement exprimée en pourcentage (%). Elle doit se situer généralement entre 45% et 55%

                  L’air trop sec est malsain pour la peau, les muqueuses et les voies respiratoires.

                  L’air trop humide est souvent signe que l’air intérieur est insuffisamment renouvelé. Il se sature donc d’humidité, ce qui peut être dommageable pour la structure du bâtiment mais également pour la santé des occupants.

                  A noter : l’air chaud contient plus de vapeur d’eau que l’air froid. Il exerce également une pression atmosphérique plus importante que l’air froid.

                  En hiver, dans une maison chauffée, cet air intérieur chargé de vapeur d’eau cherche à migrer vers l’extérieur qui est plus froid.

                  Il entraine avec lui la vapeur d’eau qu’il contient et traverse les matériaux.

                  Au fur et à mesure que l’air se rapproche de l’extérieur, sa température baisse ainsi que sa concentration en eau.

                  La vapeur d’eau se condense en eau quand elle atteint le point de rosée.

                  Point de rosée

                  Le point de rosée est la température à laquelle l’humidité d’un gaz (comme l’air) se condense (se liquéfie) pour former des goutelettes d’eau.

                  Capillarité (remontées d’humidité)

                  La capillarité, liée à la porosité d’un matériau, est la vitesse de succion de l’eau d’un matériaux qui se trouve en contact avec elle.

                  La capillarité définit également la rapidité avec laquelle un matériau peut s’assécher.